Portrait de membre - Lise Huneault

Par
L'équipe des communications
April 2, 2026

Nom : Lise Huneault

Rôle : Membre de Mères au front Montréal

Officiellement, je suis maintenant retraitée… mais entre nous, je peine encore à comprendre de quoi exactement. À 66 ans, je me sens plus vivante, libre et reconnaissante que jamais. Aujourd’hui, ma vie se divise en trois grandes joies : Grand-mère au front pour Laurence, étudiante passionnée au Musée des Beaux-Arts de Montréal, musicienne communautaire avec les 100 Guitares Électriques.

Biographie

Depuis plus de 35 ans, j’ai navigué dans l’univers des communications — un métier qui m’a portée, inspirée et profondément façonnée. Relations publiques, communication marketing, création de contenu : j’ai touché à tout, avec curiosité et passion. J’ai aussi eu la chance d’accompagner des organisations culturelles qui font briller notre imaginaire collectif, comme le Cirque du Soleil, le Tour de l’île de Montréal et les Mosaïcultures Internationales.

Après plus de quinze ans à travailler dans de grandes agences internationales, j’ai fondé en 2016 Alice Relations Publiques, une petite firme qui me ressemble : humaine, engagée et tournée vers les organismes sans but lucratif. Au fil du temps, j’ai reçu quelques distinctions dont je suis fière, comme le Prix Excellence Stratégique OR de la SQPRP et le North American Communicator Award de Novartis Pharma. Mais ce dont je suis le plus reconnaissante, ce sont les rencontres, les projets porteurs et l’engagement social qui ont toujours accompagné mon parcours, notamment auprès d’UNICEF Canada et de projets en Afrique.

Q. Depuis quand faites-vous partie de Mères au front ? 

R. Je fais partie de MAF depuis le tout début, ayant assuré le lancement médiatique en 2020. Comme attachée de presse, j’ai porté la voix des Mères au front et leur colère  dans l’espace public, et ce message a trouvé écho partout au Québec. Mais c’est l’étincelle d’une rencontre lumineuse entre Laure Waridel et Anaïs Barbeau-Lavalette qui a tout déclenché. À partir de là, tout s’est mis à bouger, vite et fort.

Q. Qu'est-ce que le mouvement Mères au front représente pour vous ?

R. Pour moi, Mères au front, c’est bien plus qu’un mouvement environnemental. C’est un espace militant inclusif où les femmes, les familles et même les enfants trouvent  leur place dans des conversations qui les concernent directement.

J’y vois une communauté vibrante et solidaire. Une force douce et déterminée, qui rappelle que nous sommes plus puissantes lorsque nous avançons ensemble, comme une force vive pour un avenir juste, durable et humain.

Q. Quel a été l’élément déclencheur qui vous a donné envie de militer ? 

R.Comme beaucoup, j’ai vu l’écoanxiété gagner du terrain chez de nombreuses jeunes femmes. Pour certaines, elle prend tellement de place qu’elle remet même en question le désir d’avoir des enfants. Ma fille Catherine en faisait partie : pendant longtemps, elle ne se voyait pas fonder une famille dans un monde fragilisé par la crise climatique.

Et puis, en 2019, Laurence ma petite-fille est arrivée. Ce petit être a bouleversé nos perspectives et ravivé l’espoir. C’est elle, au fond, qui a ravivé mon désir de m’impliquer pour défendre un avenir à la hauteur de son sourire.

Q. Quelles actions ou projets réalisés au sein de Mères au front vous rendent le plus fière ?

R. Je suis particulièrement fière de tout le travail médiatique accompli au fil des années. J’ai eu la chance de collaborer avec des porte-parole volontaires partout au Québec et de bâtir, avec elles, des relations solides avec les journalistes en environnement.

Q. Le projet de la Chaise des générations a été marquant pour vous et pour le mouvement. Qu’est-ce que cela vous fait de le voir grandir ainsi ?

R. La Chaise des générations occupe une place très spéciale dans mon parcours chez MAF. Dès 2022, je m’y suis investie pleinement, parce que ce projet correspondait à mes valeurs: donner une voix aux jeunes à travers des ateliers de création en classe pour  imaginer l’avenir autrement. Évidemment, l’objectif ultime étant de faire adopter leur chaise par les personnes élues au niveau municipal.

Son adoption à travers plusieurs municipalités au Québec — de Notre-Dame-de-Grâce dans mon quartier à Montréal en 2022, jusqu’à l’Assemblée nationale en 2025, puis à la Ville de Montréal — témoigne de sa force rassembleuse. La CDG unit enfants, écoles, et élu·e·s autour d’une vision commune.

Q. Nous sommes en période électorale. Que demanderiez-vous au prochain premier ministre ou à la prochaine première ministre du Québec si vous l’aviez en face de vous ?

R. Je lui proposerais d’aller chercher une chaise oubliée dans le grenier de l’Assemblée nationale — une chaise bien ordinaire — et d’inviter son cabinet à vivre un atelier de la Chaise des générations. Parce que parfois, il suffit de s’asseoir ensemble pour commencer à bâtir un avenir meilleur pour nos enfants et nos petits-enfants.

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